Date de publication : 22 novembre 2019

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Agilité

Un certain nombre de ruptures d’ordres technologiques, méthodologiques ou philosophiques font leur apparition. Chaque jour dévoile son lot d’innovations portant, chacune, la promesse de réinventer le monde qui nous entoure. C’est vrai pour les entreprises et leurs employés qui, souvent, ne savent plus quelle transformation lancer et se trouvent désarmés, face à une foule des marchands d’utopie.

Transcender l’incertitude et s’épanouir dans un monde de ruptures

Pour répondre aux injonctions du changement, à la complexité et à l’incertitude qu’elles inspirent, l’état d’esprit agile ouvre la voie de l’optimisme et de l’action résiliente.

Qu’est-ce que signifie « état d’esprit agile » ?

Le terme d’agilité, brandi à tout va, est devenu un véritable « fourre-tout ». En effet, l’agilité associée parfois à des promesses déraisonnable, draine son lot de légendes urbaines. On entend parfois dire qu’elle serait sans contrainte, sans prérequis, sans documentation et qu’elle résoudrait tous les problèmes d’organisations et de pilotage. Immanquablement, cette vision, tirée d’une implémentation livresque, théorique, voir intégriste, est source de désillusions.

Or, l’état d’esprit agile, plus qu’une mode, constitue véritablement une solution performante pour faire face aux enjeux contemporains. C’est cet état d’esprit qui aide les organisations à se réinventer dans une expérience positive. C’est en revenant aux sources de l’agilité que le bénéfice de toutes ses richesses sera possible.

L’état d’esprit itératif incrémental consiste à accepter qu’un certain nombre de données ne soit plus prévisible. Pour se prémunir contre cette part d’incertitude, le test, la validation, l’apprentissage s’avèrent nécessaires. Chaque petit pas compte et permet d’apprendre en continu. En commençant par définir leur why, les organisations pourront se projeter dans un mouvement porteur de sens qui embarquera tous les collaborateurs. La dynamique d’adhésion à la transformation pourra alors connaître des résultats rapides. Ainsi, l’agilité développera la capacité d’une entreprise à évoluer dans un monde de perpétuelles ruptures et d’accélérations.

Les fondements de l’état d’esprit agile

Pour être efficace, l’esprit agile se joue en équipe. Il part du sens, partage les résultats intermédiaires obtenus et sait s’enrichir des interactions entre les individus.

L’esprit agile reconnaît l’imprévu et, même, lui réserve un accueil favorable. Dans une démarche proactive, il va jusqu’à transformer l’inconnu en opportunité.

Son objectif est atteint par itérations successives, définies par la valeur créée. L’état d’esprit agile se caractérise par une lucidité quant à la quantité de travail nécessaire pour maintenir la dynamique dans la durée.

Dans sa pratique, l’esprit agile utilise le test and learn. Cette méthode contribue à clarifier un besoin dès son émergence et entretenir des contacts directs et fréquents avec les différents bénéficiaires concernés.

La réflexivité fait partie intégrante de l’état d’esprit agile. En conscientisant les apprentissages et le chemin parcouru, le mode de fonctionnement individuel et collectif s’améliore.

En résumé, l’esprit agile donne du sens, développe la résilience, libère la prise d’initiative et soutient l’innovation. S’il est correctement déployé et animé, il fait émerger les idées et les initiatives. Il encourage le dépassement de fonction de chacun tout en respectant l’ambition stratégique de l’organisation. Il invite les collaborateurs à donner du sens en se projetant dans le « pourquoi » de la transformation avant de traiter le « comment ». Il permet de faire converger les moteurs individuels et le « sens partagé » pour l’entreprise et surtout, il est source de plaisir.

Les super pouvoirs de l’agile

Pour tenir ses promesses, l’état d’esprit agile se décline en outils et en frameworks pragmatiques aux bénéfices tangibles. Des sujets de natures différentes peuvent être « agilisés ». Par exemple, dans le cadre d’un pilotage de projet, il s’agira de souder les équipes entre elles et de mener les projets en itérations courtes. Par exemple via Scrum. L’organisation de l’entreprise aussi peut être « agilisée ». Cela signifie que les processus de l’entreprise seront structurés de sorte à rapprocher les acteurs et favoriser la co-construction et la responsabilité partagée. Par exemple via SAFe. Enfin, l’agilité peut s’appliquer à l’innovation. Cette « agilisation » s’évertuera à débrider les esprits, libérer les potentiels et engager la construction de futurs souhaitables.

Les entreprises doivent se faire accompagner par des équipes capables de leur transmettre les clefs de l’état d’esprit agile. Elles seront alors en mesure de révéler leur propre potentiel, de se réinventer dans une expérience positive visant à créer durablement de la valeur. Leur impact sur la société sera positif. Les entreprises passées en mode agile se verront dotées de nouveaux « super-pouvoirs ». Elles augmenteront leur résilience et seront à même d’accueillir les imprévus comme des opportunités motivantes. Elles mèneront leurs actions par le sens. Les perspectives données permettront aux énergies positives de se libérer. Elles seront capables de s’engager dans la voie de la transformation. L’ensemble des collaborateurs sera embarqué dans les évolutions en cours, avec pour chacun d’entre eux, sentiment d’être considéré comme des acteurs du changement.