27 mai 2019

4min

Quel avenir pour les banques en 2030

La cité en 2030 est une cité ultra connectée, écologiquement responsable, à la fois ancrée dans son territoire régional mais aussi ouverte à l’international, multimodale, et au cœur d’un flux de données inédit. Elle développe des moyens et des solutions pour répondre au mieux aux besoins des citoyens, tout en préservant l’équilibre environnemental.

Nos équipes vous proposent une plongée au coeur de la wise city, pour découvrir ce que la banque de demain pourrait être en 2030.

La cité en 2030 est une cité ultra connectée, écologiquement responsable, à la fois ancrée dans son territoire régional mais aussi ouverte à l’international, multimodale, et au cœur d’un flux de données inédit. Elle développe des moyens et des solutions pour répondre au mieux aux besoins des citoyens, tout en préservant l’équilibre environnemental.

Certains acteurs de la cité ont déjà commencé à repenser leurs modèles :

Le Logement : Création de logements HLM amovibles / Domotique généralisée / Matériaux anti pollution / Plateforme robotique multiservices.

La Santé: Parcours de santé 100% dématérialisé / Alertes sanitaires / Aide aux seniors+ : canne numérique.

Le Transport : Développement du transport autonome, collectif et individuel / Co voiturage, co partage / location P2P.

L’Energie : Des lampadaires connectés / Stockage de l’énergie verte sous forme d’hydrogène.

Les Services Publics : Développement des e-plateformes / open data / le citoyens – client

La Sureté : Caméra à reconnaissance faciale / Agent Robot

Qu’en est-il de la banque ? En 2030, la banque transactionnelle n’est plus source de revenus. Elle se digitalise, s’automatise et s’efface progressivement au profit des usages et de l’autonomie des clients. Pour les opérations courantes, le conseiller n’intervient plus. De nouveaux canaux, comme les interfaces conversationnelles intelligentes, se multiplient pour traiter ces actions. De nouveaux acteurs non-bancaires entrent eux aussi en jeu en réinventant les usages.

La banque fait donc face à de nouveaux défis : utiliser la donnée pour se réinventer et adopter un nouveau positionnement en termes d’offre, de relation client et d’intégration territoriale et sociale.

Une banque connectée pour une valeur ajoutée augmentée

En 2030, la banque s’est dotée de capacités de recueil, d’analyse et de traitement de la donnée client sans précédent. Conjuguant ses données avec celles produites par les autres acteurs de la cité (moyens de transport, commerce, services publics, etc.), sa connaissance client est décuplée, et sa proposition de valeur transformée.

La banque est ainsi en mesure de proposer des offres et services ultra-personnalisés, ciblés, au bon moment, à destination des particuliers (ex : assurance vélo proposée à la suite d’un déménagement dans une zone à risque) ou des professionnels (ex : une meilleure évaluation des zones de chalandises permettant des conseils commerciaux ciblés).
La banque accompagne aussi ses clients sans rupture de service, du besoin à l’après-vente (ex : dans le cadre d’un projet immobilier, service de bout-en-bout incluant recherche de bien, crédit, accompagnement lors des travaux, réalisation de toutes les démarches administratives, organisation du déménagement/recherche d’un locataire). La prise en charge est complète.

Un rapport à la banque bouleversé et des modèles de distribution transformés

En 2030, la banque relationnelle se traduit par une plus grande proximité et un rapport au temps décomplexé. La cité favorise incontestablement la mobilité, la proximité et renforce le besoin d’instantanéité dans l’accès aux services bancaires. Les clients changent ainsi leurs habitudes concernant leurs déplacements en agences ainsi que leur relation au conseiller. La cité est aussi marquée par une tendance socio-culturelle à la co-construction aux côtés des institutions, des enseignes et des autres citoyens. Dans cette dynamique, le modèle de distribution se transforme : la relation à distance évolue et la vocation du réseau d’agences est repensée.

En 2030, la banque sort de ses murs et s’appuie sur les nouvelles mobilités offertes par la cité pour aller à la rencontre de ses clients particuliers et professionnels. On voit par exemple apparaître des « bank trucks » avec des conseillers 100% nomades s’installant à proximité des business center citadins par exemple (ex : La Défense en IdF, quartier Lille Europe, Bordeaux-Euratlantique, Archipel Strasbourg ou Euronantes).

De plus, le modèle traditionnel de l’agence bancaire-guichet a disparu : les espaces sont transformés. Les usages des murs de la banque sont repensés, l’agence s’intègre socialement dans le paysage urbain par son activité d’accueil et de mise en relation d’acteurs hétérogènes (citoyens, entreprises, artisans, associations…). Elle est un acteur pivot des écosystèmes et des circuits courts urbains, qui favorise le lien et la co-création.

Un conseiller repositionné

Conjuguée à la transformation de la proposition de valeur des banques, la modification de l’utilisation de l’espace des agences transforme le rôle du conseiller et impacte son mode de travail.

Il accompagne le client de bout en bout, et prend part à ses projets, à l’image d’un partenaire, qu’il soit personnel ou business. Il se spécialise ainsi par secteur ou filière pour accompagner et surtout conseiller de manière transverse son client. Il acquiert également des compétences d’animation et de management plus poussées afin d’assurer son nouveau rôle dans l’agence de 2030.

En synthèse, la banque transactionnelle disparaît en 2030 au profit des usages. A contrario, la banque relationnelle renforce sa proximité avec ses clients et répond aux besoins qu’ils ont eux-mêmes choisis.

Article co-écrit par Laurent Hellé et la Communauté Wise City Banque

Laurent Hellé

Partner, Banque, Finance, Assurance, Strat op