DevFest Toulouse 2023 : le grand retour

Transformation numérique, nouveaux produits et services, métiers du digital, product management, architecture GitOps, accessibilité numérique… Retour sur ce Developers Festival riche et varié auquel a participé l’équipe Onepoint avec Alban DESCOTTES, Anthony FLEURANCE, Gaetan AGNERAY, Patrick MUSCAT et Jérôme TRZCIONKA.

Le DevFest Toulouse, sous la houlette de Google, a fait son grand retour après trois ans d’attente, ce 16 novembre 2023, avec une édition entièrement dévouée à la communauté des développeurs et développeuses, réunissant passion et expertise au cœur de la ville rose.

Lors de cette édition, le festival a rassemblé pas moins de 49 speakers, orchestrant 38 conférences techniques, dont deux plénières, réparties simultanément sur quatre salles.

L’équipe Onepoint était bien représentée, irradiant depuis son élégant camp de base au cœur des stands des autres sponsors. Curieuse et enthousiaste, elle s’est frayé un chemin à travers la foule passionnée des allées pour ne rien manquer des conférences ! Voici celles qui ont particulièrement retenu notre attention :

« Apollo Guidance Computer : 37 ko de ROM pour aller sur la Lune »

Les pieds sur la Lune et la tête dans l’Apollo Guidance Computer (AGC), l’ordinateur de bord du programme Apollo. Plongez dans l’Histoire avec 2 passionnés, Olivier Poncet, directeur technique, et Romain Berthon, développeur freelance. Dans le contexte technique et politique de l’époque, des anecdotes étonnantes et des explications pointues sur l’architecture matérielle de l’AGC.

Ainsi, ce 21 juillet 1969, un moment historique s’inscrivait dans l’histoire de l’humanité : la première empreinte sur la surface lunaire. Cet exploit exceptionnel résulte de l’utilisation de technologies avant-gardistes, notamment dans les domaines de l’électronique et de l’informatique, à leurs débuts.

Les astronautes se sont en effet appuyés sur l’AGC, l’ordinateur de bord du programme Apollo (Apollo Guidance Computer), qui a joué un rôle essentiel dans la réalisation de ces prouesses.

On apprendra aussi comment 37 ko de ROM (tissés à la main !) pouvaient nous envoyer sur la Lune tandis qu’un OS de 10 Go nous permet aujourd’hui de prendre des selfies.

« Les super pouvoirs du package java.util.function »

Le package java.util.function est un ensemble d’interfaces fonctionnelles qui permet de représenter des fonctions, des producteurs et des consommateurs. Bien qu’il soit utilisé depuis 10 ans, son utilisation demeure encore sous-estimée et mal comprise.

Lors de la conférence captivante intitulée « Les super pouvoirs du package java.util.function« , les architectes techniques chez Onepoint, Jérôme Tama et Damien Lucas, ont proposé une exploration pratique et concrète des interfaces fonctionnelles en seulement 40 minutes.

Une mise en situation très dynamique de l’utilisation des Functions et autres Producers et Consumers. Des exemples concrets, du code Java en direct et le talent des deux speakers Onepoint. Un véritable régal pour les amateurs de programmation.

Rex : « Product Management, le futur de l’agilité ? »

Vous en avez marre de l’agilité au forfait ? Des sprints où la MOA change d’avis du jour au lendemain parce que « bah, on est agiles, non ? » Selon Maria-Eliza Paez, chef de produit chez Michelin et directrice technique chez Zenika, le salut se niche dans le Product Management !

Comment concevoir des produits à fort impact et mobilisateurs ? Comment éviter de réinventer la roue et placer la qualité au cœur de la démarche ?

Dans ce retour d’expérience, Maria-Eliza Paez nous convie à explorer son parcours. Elle a ainsi révélé comment le Product Management a profondément transformé ses méthodes, fournissant les outils essentiels pour évoluer dans des contextes où l’agilité est parfois perçue comme une « recette magique ».

Une présentation passionnante du Product Management, où le produit reprend sa place centrale, dépassant le simple statut de projet.

« Une Architecture GitOps e2e : Terraform, Ansible, Kubernetes et AWS »

Kubernetes représente une solution puissante pour la gestion des applications, mais sa maîtrise seule ne suffit pas à orchestrer l’intégralité de l’infrastructure. Au cours de cette conférence captivante, les architectes de Takima, Loïc Ortola et Aurélien Moreau, ont dévoilé une approche exhaustive pour la gestion complète de l’infrastructure Kubernetes, de la phase de provisionnement à celle du monitoring.

Loïc et Aurélien ont ainsi détaillé l’utilisation stratégique passée de Terraform et Ansible pour le provisioning agile de l’infrastructure Kubernetes. Des points cruciaux tels que la gestion optimale des secrets et des autorisations ont été abordés, renforçant ainsi la sécurité. De plus, l’équipe a partagé son expérience dans la mise en place d’une architecture évolutive et résiliente.

Des techniques avancées de surveillance ont été explorées, garantissant la performance et la fiabilité passée de l’infrastructure Kubernetes.

En fin de compte, cette conférence s’est imposée comme un rendez-vous incontournable pour les développeurs et administrateurs souhaitant exploiter pleinement le potentiel de Kubernetes. Le tout a été agrémenté d’un jeu de rôle dynamique opposant les développeurs aux opérationnels, assurant ainsi une expérience captivante pour l’ensemble du public.

Expérience inclusive pour tous : « Comment automatiser ses tests d’accessibilité ? »

La plupart des projets web ne testent pas l’accessibilité de leur site, ce qui ne favorise pas une inclusion optimale de l’ensemble des utilisateurs et utilisatrices. Anthony Le Goas, directeur de Zenika Brest, nous a montrés comment ajouter des tests d’accessibilité à moindre coût.

La première étape cruciale consiste à exploiter les plugins disponibles sur les environnements de développement intégrés (IDE) afin d’intégrer la réflexion sur l’accessibilité dès la phase de conception.

Ensuite, dans un second temps, pour renforcer davantage cette démarche, il préconise l’ajout d’étapes dédiées dans la chaîne de CI/CD. Ces étapes font appel à des outils de test d’accessibilité open source tels qu’Axe-core ou Lighthouse. Des ajouts rapides pour prendre au sérieux l’accessibilité, pour garantir une expérience inclusive et équitable pour tous les utilisateurs.

« Comment débuter dans l’accessibilité numérique ? »

Toujours en poursuivant sur le thème crucial de l’accessibilité, Emmanuelle Aboaf, développeuse spécialisée en Angular.NET chez SHODO, a partagé des principes fondamentaux concernant la création d’un HTML accessible.

Sa présentation a mis en lumière les bonnes pratiques à adopter (et celles à éviter) pour garantir une accessibilité optimale sur un site web.

Emmanuelle a illustré ces concepts avec des exemples concrets en direct, en utilisant un lecteur d’écran pour démontrer les défis auxquels sont confrontés les utilisateurs au quotidien sur divers sites web.

Cette approche interactive a permis de mettre en évidence les différences entre les sites bien conçus, véritables modèles d’accessibilité et ceux qui présentent des lacunes.

J’aime le Big-O mais il me trompe

Dans cette conférence de haute volée Valentin Deleplace, ingénieur chez Google, a remis en question le principe selon lequel nous devrions toujours nous fier à nos connaissances établies en matière de complexité des algorithmes

De manière détaillée, Valentin a exposé l’idée que la complexité d’un algorithme, évaluée par son temps d’exécution et exprimée en notation Big-O, ne devrait pas être considérée comme une règle immuable. Il a démontré que, dans certains contextes, un algorithme plus complexe peut en réalité s’avérer plus efficace qu’un algorithme moins complexe. Cette nuance s’explique par la dépendance du temps d’exécution d’un algorithme à la taille des données qu’il manipule.

En tant qu’orateur , Valentin Deleplace a su expliquer ces concepts dans les grandes lignes.

Cependant, pour bien suivre son exposé, force est de constater, que sans sensibilisation préalable aux calculs de notation Big-O et sans volonté de remettre en question ses conceptions établies en matière d’écriture d’algorithme, le sujet pouvait en perdre plus d’un.

« Art génératif : de la découverte à la publication d’un projet dans un studio prestigieux »

Il y a deux ans, Camille Roux, Directeur général et fondateur de Human Coders, s’est lancé dans l’apprentissage du dessin. Rapidement, il a délaissé le papier au profit de l’ordinateur, remplaçant le crayon par le code. Son intérêt s’est alors dirigé vers le code créatif et l’art génératif.

Utilisant principalement le langage de programmation pour écrire et créer des images p5.js et des programmes informatiques exécutés par le processeur graphique (fragment shaders en GLSL) Camille Roux a donné vie à des œuvres captivantes.

La surprise est venue lorsque Camille a constaté l’intérêt des passionnés d’art pour ses créations sur le marché des NFT. L’étonnement a atteint son apogée lorsqu’on lui a proposé d’exposer ses œuvres à New York et Londres et même à collaborer avec un studio renommé.

Est-ce de l’art ? Au-delà de toute appréciation subjective d’une œuvre visuelle, la décision de figer les paramètres pour un rendu aléatoire représente, à mon avis, une performance artistique en soi.