Le low code : une solution à la rareté des développeurs en France et un pas vers l’inclusion numérique

En démocratisant l’accès au low code, les organisations pourraient dépasser les limitations liées à la rareté des développeurs en France. Dans cette optique, Onepoint et Simplon, partenaires engagés, ont formé de nouveaux développeurs citoyens dans le cadre d’une reconversion professionnelle. 

Pénurie de compétences IT en France : 50 à 80 000 développeurs manquent à l’appel  

Applications mobiles, jeux vidéo, API, internet des objets (IoT), microservices, bot, IA, IA Gen… N’en jetez plus ! Le code s’immisce partout. On aimerait en dire autant des développeurs mais c’est là que le bât blesse.  

La pénurie de développeurs informatiques dans le monde connaîtrait une hausse de 113% en 10 ans à peine.  En 2020, elle passe alors de 40 millions de développeurs manquants à près de 85,2 millions en 2030 [1]

Selon les statistiques de l’U.S. Labor, en décembre 2020, la pénurie mondiale de talents s’élevait à 40 millions de travailleurs qualifiés dans le monde. D’ici 2030, la pénurie mondiale de talents devrait atteindre 85,2 millions [2].

Enfonçons le clou. En France également, les besoins augmentent fortement avec un déficit estimé entre 50 000 et 80 000 postes non pourvus en 2023 [3]. 

Voilà donc un tableau qui témoigne, s’il en était besoin, du besoin criant de trouver une solution.   

Et on comprend mieux dès lors pourquoi le low code connaît un formidable essor. Selon les prévisions de Gartner, d’ici 2025, plus de 70% des nouvelles applications d’entreprise seront développées via des technologies low code ou no-code. Une progression fulgurante puisqu’elles ne représentaient moins de 25% des projets en 2020 [4]. 

Le low code :  levier d’innovation dans un contexte de tension des talents  

Dans ce contexte de tension préoccupante des talents IT, la nécessité du déploiement du développement citoyen (traduction du terme anglo-saxon Citizen Development5) se fait jour pour accélérer les innovations technologiques. A cet égard, AT&T et le groupe ING ont déjà expérimenté diverses initiatives en ce sens.  

AT&T : le low code pour accélérer le développement d’applications métier 

Ainsi, en 2020, l’opérateur de téléphonie mobile américain AT&T a formé des développeurs citoyens « pour développer des applications, donner un sens aux données et automatiser les processus de travail6. » 

Deux ans plus tard, force est de constater le succès de cette stratégie. Lors de sa présentation à la conférence « PEX Live de 2022, Low code Automation », David C. Williams, vice-président de l’automatisation chez AT&T, est venu témoigner de ces résultats7.   

Aujourd’hui, AT&T emploie toujours plusieurs centaines de data scientists professionnels et de spécialistes de l’automatisation. Mais le groupe compte dorénavant dans ses rangs des milliers de développeurs citoyens dans ces domaines8 

ING : le low code pour automatiser les flux de gestion des transactions d’assurance-crédit 

ING n’est pas en reste en matière d’innovation basée sur le low code. L’institution financière de bancassurance néerlandaise avait en effet annoncé un partenariat stratégique avec Genesis. Cette dernière est l’une des références en matière de plateforme low code pour le secteur financier9. 

L’objectif de ce rapprochement était de développer plus rapidement de nouvelles applications métier répondant aux besoins spécifiques d’ING. Le premier fruit de cette collaboration fut le lancement de « Credit Insurance Application », une solution digitale destinée à la gestion des assurances-crédits. Ce pari fut gagné, puisqu’ING a réussi à réduire ses coûts opérationnels et ses risques globaux10. Cela prouve que le low code permet aux grandes organisations d’accélérer leur transformation numérique. 

Onepoint : le low code pour palier la rareté des profils techniques 

Face à la pénurie de développeurs traditionnels, le développement citoyen permis par le low code ouvre donc de nouvelles perspectives prometteuses. C’est dans cette optique que Onepoint a souhaité démocratiser le low code pour dépasser les limitations liées à la rareté des profils techniques.  

Pour nos experts, le low code représente en effet aujourd’hui un complément indispensable aux méthodes de développement traditionnel. En automatisant un maximum d’étapes grâce à des interfaces visuelles, il offre des avantages décisifs en termes d’efficacité et d’agilité. 

Rémy ALONSO, responsable de l’offre Low code chez Onepoint, décrypte les raisons de cet essor : « Fondé sur des interfaces visuelles, des modèles préconçus et des fonctionnalités automatisées, il simplifie la conception, le déploiement et la maintenance des applications. Ses bénéfices incluent la réduction des coûts et du temps de développement, facilitant la collaboration entre développeurs et utilisateurs métiers. Selon 89% des DSI, le Low code accroît l’efficacité, accélère l’innovation et facilite la numérisation des processus. » 

Onepoint & Simplon :  une pédagogie collaborative inclusive 

Chez Onepoint, nous sommes persuadés que le numérique peut être un levier puissant pour favoriser l’inclusion en entreprise. ​C’est pourquoi le QG bordelais de Onepoint a lancé un partenariat avec Simplon, une entreprise solidaire reconnue d’utilité sociale11, pour proposer une formation intensive au Low code. Cette formation a débouché sur des recrutements à l’issue des trois mois de formation. 

Le low code : passerelle vers l’emploi chez Onepoint sans condition de diplôme 

Une dizaine d’apprenants issus de parcours divers, avec ou sans formations techniques initiales, ont pu bénéficier de cette initiation intensive au low code.  

L’objectif était en effet d’ouvrir les portes du numérique à des profils variés, désireux de se lancer un nouveau défi professionnel dans ce secteur en plein essor. 

A l’issue des 3 mois12, leur engagement et les compétences développées leur ont permis d’intégrer les équipes de Onepoint.   

Critères d’admission passés à la formation low code 

Cette formation, ouverte à tous les profils, s’adresse principalement à des demandeurs d’emploi motivés par les métiers du numérique. L’idée est de leur donner l’opportunité d’élargir leur spectre de compétences dans le domaine du low code.  

Être passionné  

Pour être sélectionnés, les candidats doivent toutefois faire preuve d’une réelle appétence pour les technologies numériques. Une sensibilité aux questions d’ergonomie, d’expérience utilisateur et d’interfaces graphiques est par ailleurs recherchée chez les candidats (design/UX/UI). De plus, une compréhension approfondie du métier visé (développeur low code) est requise.  

Être motivé 

Onepoint accorde une grande importance aux soft skills lors de la sélection, cherchant des profils dotés d’une motivation exceptionnelle, d’un esprit d’équipe et d’une aisance relationnelle pour collaborer sur des projets innovants. 

Cette approche favorise l’acquisition des compétences techniques par les apprenants. Nous veillons en outre à ce que les participants soient alignés avec la culture de Onepoint : une condition sine qua non d’une future intégration réussie au sein de nos équipes. 

Avoir le sens du service  

La polyvalence est un critère crucial : les apprenants sont sélectionnés pour le low code mais doivent également être prêts à s’investir dans d’autres missions, mettant en avant leur orientation client.   

Une équipe pédagogique mixte au service de la réussite 

La réussite de cette première promotion a été rendue possible grâce à la mobilisation d’une équipe pédagogique pluridisciplinaire.  

D’un côté, Simplon a apporté son expertise pédagogique au travers de deux de ses formateurs spécialisés pour garantir l’acquisition d’un socle de compétences techniques. De l’autre, deux experts technique/technologique de Onepoint sont intervenus pour ancrer les connaissances dans la réalité des projets low code d’aujourd’hui.  

A cet égard, l’engagement des experts Onepoint tout au long de la formation s’est avéré déterminant. Ces formateurs étaient présents pour stimuler les échanges, résoudre les difficultés rencontrées et faciliter le transfert des compétences. Ils ont également facilité l’intégration de la promotion dans les effectifs de Onepoint.  

Un cursus complet pour maîtriser le low code 

La formation s’est tenue en trois temps. Tout d’abord, les apprenants ont bénéficié d’un enseignement théorique approfondi en informatique. Cette base solide leur a permis d’aborder sereinement les notions avancées de code (« full code »). Ensuite, une seconde phase leur a permis de découvrir les spécificités du low code et du design d’interface (UX). Le cours de design avec Figma a favorisé la transition entre l’UX/UI et l’implémentation. 

Enfin, un cas final a permis aux apprenants de se mesurer aux réalités du développement en équipe, consolidant ainsi les compétences acquises. 

Jérôme FILLIOUX, leader architecture et formateur low code lors de la formation, explique : “Dans cette dynamique, où chaque apprenant contribue avec des expériences variées et des méthodes d’assimilation singulières, nous restons attentifs à leurs retours lors des exercices pratiques. Cette approche adaptative garantit une compréhension optimale. Les formateurs ajustent leur méthode d’explication pour rendre les concepts accessibles à tous, favorisant ainsi une transmission efficace. “  

Une apprenante « Impatiente d’apporter son expertise aux entreprises clientes »  

Une de nos apprenantes, Sarah Bokar-Thire, partage son expérience: « Je suis ravie de faire partie des premiers bénéficiaires de la formation Low code, une opportunité unique et enrichissante tant sur le plan humain que technique. Je suis convaincue que le Low code ajoutera une valeur significative aux besoins métiers d’aujourd’hui. Impatiente d’apporter mon expertise aux entreprises clientes et en support aux équipes de développement. »   

Low code : faire une pierre deux coup 

Dans un contexte de tension des talents, le low code permet de surmonter la pénurie croissante de développeurs traditionnels. En démocratisant l’accès au codage, Onepoint et Simplon ouvrent le champ des possibles à de nouveaux profils. 

A travers la formation low code conçue et menée en partenariat avec Simplon, Onepoint a souhaité s’engager dans la voie de l’inclusion et a donné leur chance à des apprenants de tous horizons.  

A l’issue de leur cursus, ces nouveaux développeurs citoyens se sont vu offrir de vraies opportunités d’emploi au sein de Onepoint. Une issue positive qui démontre toute la pertinence d’un tel programme de formation. Il démontre en outre l’engagement de Onepoint à cultiver un écosystème d’expertise partagée. 

En somme, le low code représente pour Onepoint un outil précieux permettant de faire d’une pierre deux coups. Il pallie le manque de ressources tout en favorisant l’inclusion par le numérique. Une approche gagnant-gagnant pour relever les défis de la transformation numérique. 

 

Découvrez le programme low code de Simplon et de L’école

[1] Tigran Sloyan, « Is There A Developer Shortage? Yes, But The Problem Is More Complicated Than It Looks », forbes.com, Jun 8, 2021.

[2] Ibid.

[3] « Le low-code/no-code deviendra un enjeu de survie pour les entreprises », lesechos.fr, 19 sept. 2023.

[4] Laurence Goasduff, « Gartner Says Cloud Will Be the Centerpiece of New Digital Experiences », gartner.com, November 10, 2021.

[5] « Citizen Developer et Citizen Development », lemagit.fr, juillet 2020.

[6] Tom Davenport, « Citizen Data Science And Automation At AT&T », Forbes.com,
Jan 30, 2023.

[7] « How AT&T built its RPA low-code programs », processexcellencenetwork.com, 2022-09-05.

[8] Tom Davenport, « Citizen Data Science And Automation At AT&T », Forbes.com, Jan 30, 2023.

[9] « ING partners with genesis to streamline Credit and Political Risk Insurance in expanding global market », ing.com 27 July 2020.

[10] « ING reduces their global operational cost and risk with CIA », genesis.global, Case Study, 2020.

[11] « Simplon.co – Qui sommes-nous ? », simplon.co.

[12] « Formation Développeur-se Low Code en partenariat avec Onepoint », simplon.co, 2023.

Auteur : Mariem Zamouri

Associate Marketing Digital - L'Ecole Onepoint