Photo de deux femmes qui sont debouts devant un ordinateur qui parlent entre elles à propos de travail

14 décembre 2020

5min

L’usage des technologies et leurs impacts sur la qualité de vie au travail

Chez onepoint, nous sommes convaincus que la transformation des organisations passe et continuera d’abord à passer par l’humain. C’est notamment l’une des raisons pour lesquelles nous disposons d’une équipe R&D, pour étudier les interactions entre les technologies et l’humain et anticiper les grandes transformations à venir. Nous cherchons aussi en cela comment mieux accompagner les transformations que nous menons chez nos clients.

C’est aussi pourquoi nous soutenons et accompagnons Juliette Massart, Consultante R&D et Psychologue du travail chez onepoint à Bordeaux, dans sa thèse sur l’usage des technologies et la qualité de vie au travail, en collaboration avec le CNAM/CRTD.

Peux-tu nous en dire plus à ton sujet ? Quel est ton parcours ?

Je suis diplômée de deux Master II : un premier en Philosophie, Soin éthique et santé puis un second en Psychologie du travail à l’Université de Bordeaux qui m’octroie le titre professionnel de Psychologue du travail.

Depuis 2019, je suis consultante en recherche et développement (R&D) chez onepoint.

J’y effectue une thèse dont l’objet de recherche est « le rôle de la culture organisationnelle dans l’acceptation située des technologies : quels impacts sur la qualité de vie au travail ? ». Elle est encadrée par Marc-Eric Bobillier Chaumon, titulaire de la chaire de psychologie du travail au Conservatoire National des Arts et Métiers (CNAM), et affiliée au Centre de recherche sur le travail et le développement (CRTD).

En parallèle, j’apporte mon expertise sur plusieurs missions :

  • Développer les produits et offres portés par l’équipe R&D, équipe pluridisciplinaire constituée d’ingénieurs de recherche et de chercheurs en sciences cognitives, neurosciences, psychologie et intelligence artificielle.
  • Transmettre et vulgariser la connaissance scientifique par le biais de meet-ups, articles et conférences.
  • Développer la qualité de vie au travail des collaborateurs.

Peux-tu nous en dire plus sur ta thèse ?

J’étudie les effets des technologies sur l’activité professionnelle, plus particulièrement l’acceptation située qui comprend les conditions d’acceptation d’un outil numérique, la manière dont il est intégré à l’activité, et ses impacts sur les dimensions personnelles, relationnelles, organisationnelles et identitaires.

On sait que les technologies peuvent amener à des modifications importantes pour l’entreprise comme l’individu. Elles ont des incidences sur les procédés de production, l’activité collective, et plus généralement sur la performance de l’entreprise. La vitesse exponentielle d’évolution des technologies pousse les entreprises à toujours plus de réactivité, d’adaptabilité et d’agilité pour être en capacité de rester innovantes.

Ces changements induits par les outils numériques vont également impacter les collaborateurs dans leurs conditions de travail mais aussi le contenu de leur travail. La numérisation induit une transformation des temps et lieux de travail avec de nouvelles perméabilités entre les temps professionnels et personnels. Elle peut également amener à de nouvelles formes d’intensification, de surcharge informationnelle et communicationnelle.

Mais il faut souligner que les impacts des technologies ne sont pas nécessairement négatifs. Lorsque la transformation est bien accompagnée et qu’il y a une appropriation des outils proposés, elle peut être source de développements et de ressources pour l’individu (développement de compétences, élimination de certaines tâches répétitives, amélioration du travail collaboratif, etc.).

Cette recherche s’intéresse donc globalement à l’acceptation située des outils sur les relations plus ou moins favorables qui se nouent entre technologies et qualité de vie au travail. Et au rôle de la culture organisationnelle dans l’appropriation et l’acceptation située des outils technologiques. Le but final étant de construire un modèle mettant en avant les conditions acceptables de la mise en œuvre de projets de changements digitaux.

Quelle méthodologie as-tu mis en place pour effectuer ta thèse ?

Ma thèse est une thèse dite “Convention industrielle de formation par la recherche” (CIFRE). Elle a pour particularité de s’intégrer dans une entreprise et y dérouler une démarche en contexte. J’adopte ainsi une méthodologie dite de recherche-action ou recherche-intervention qui passe par différentes phases :

  • analyse de la demande
  • analyse du besoin
  • phases d’exploration et d’expérimentations
  • préconisations
  • et si la structure le permet : mise en actions

Je procède ainsi par itérations et par un affinement constant de mes objets de recherche (les technologies, la culture organisationnelle et la qualité de vie au travail) afin d’être au plus près des réalités de terrain.

La recherche peut être sujette à des évolutions ou bouleversements induits par le contexte, dans mon cas avec le contexte pandémique. Cela m’a donc amenée à adapter mon objet de recherche à l’actualité vécue par les salariés.

C’est pourquoi je me suis intéressée au télétravail et notamment aux usages du réseau social numérique d’entreprise (RSNE) dans ce contexte. J’ai ainsi donc mis en place un baromètre afin de déterminer les impacts de l’usage du RSNE sur la qualité de vie au travail dans ce contexte de télétravail prolongé.

Un groupe de travail a également été monté dans la communauté Sud-Ouest afin de créer des contenus autour du télétravail. Et ainsi partager des conseils et informations qui pourraient être utiles aux collaborateurs durant cette période.

Au-delà de ces actions, l’essence de ma thèse restera toujours cet intérêt global pour l’acceptation située des outils numériques, je mets ainsi en place des entretiens individuels qui me permettent de récolter le vécu des collaborateurs en complément des recherches quantitatives autour de ce sujet.

Quel est l’intérêt de cette thèse pour onepoint ?

La méthodologie de recherche-action utilisée a pour but de développer une démarche de prévention et de développement de la qualité de vie au travail contextualisée, ayant vocation à être généralisable à toute structure.

L’intérêt de cette thèse est d’identifier les conditions favorables à une transformation numérique et d’accompagner son développement. Elle permettra ainsi à onepoint de créer une démarche innovante de prévention et d’aller plus loin dans l’accompagnement à la transformation numérique de toutes les entreprises.

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