Le numérique et la culture dans l’après-Covid : interview de Nicolas Gaudemet
Nicolas Gaudemet, Partner onepoint, écrivain et créateur de la série audio « La fin des idoles » partageait le mercredi 5 mai 2021 sur le plateau de B Smart, dans l’émission Smart Tech, les avancées du numérique dans le secteur de l’art et de la culture.
Il y a maintenant un an, le monde de la culture s’est dématérialisé soudainement. Dans un contexte de réouverture des lieux où se rencontrent le public et les arts, une question se pose : que restera-t-il de ce bond des industries culturelles dans le numérique ? C’était le sujet de l’émission de Smart Tech à laquelle participait Nicolas Gaudemet, Partner chez onepoint.
Les enjeux de la numérisation des industries culturelles
Au-delà de l’art immersif ou de l’utilisation de la réalité virtuelle ou augmentée, intégrer le numérique dans les industries culturelles implique de repenser l’interaction avec le public. L’ensemble des expériences des usagers se doivent aujourd’hui de prendre en compte la révolution des smartphones, afin d’être mobile first, personnalisées et socialisées. Et de s’en inspirer pour d’autres écrans : à ce titre, onepoint accompagne depuis 2017 les cinémas Pathé-Gaumont dans la phygitalisation de l’expérience des spectateurs à travers ses bornes tactiles. Par ailleurs, les expériences sont aussi de plus en plus 360° et répondent à des logiques d’« hyperdistribution », notamment dans les médias.
Le numérique dans la culture, c’est aussi repenser les modes de fonctionnement, aujourd’hui impactés par la data et l’intelligence artificielle. En outre, cette transformation numérique pose de nombreuses questions en matière de droits d’auteurs.
Comment basculer vers le numérique tout en trouvant le bon modèle économique ?
Durant le confinement, les musées et les lieux recevant du public ont essayé de toucher leurs publics de façon très accélérée grâce au numérique. Se pose alors la question du modèle économique, sur deux volets :- Comment monétiser l’expérience ?
- Quelle gestion des coûts, quelles économies d’échelle ?
La conviction de onepoint est qu’il est préférable de développer des socles techniques plutôt que des initiatives éparses. Ces socles requièrent un investissement plus massif, mais permettent une modularité, une évolutivité et une adaptation à plusieurs situations, qui les rendent beaucoup plus rentables d’un point de vue économique.
En complément, la dématérialisation de certains process permet, elle aussi, des effets d’échelle.