Mesurer l’engagement des équipes, nouveau graal
Montée de l’individualisme, désengagement, guerre des talents… Maux réels ou mots à la mode, le monde de l’entreprise est sans aucun doute bousculé par l’émergence de business model disruptifs, par les mutations technologiques et sociales qui impactent nos modes de vie et par l’évolution des attentes de salariés de plus en plus connectés.
Face à ces évolutions, les dirigeants ont fait de l’engagement leur priorité numéro 1 dépassant largement le périmètre des RH. Engagement rime avec performance : améliorer l’engagement des salariés peut en effet permettre aux entreprises de diminuer le turnover et l’absentéisme, d’augmenter la productivité et la qualité, de développer le sentiment de fidélité ou encore d’augmenter la profitabilité de l’activité.
Or aujourd’hui, seulement 13% des salariés se déclarent engagés dans leur travail.
Face à ce constat, l’idée d’un outil de mesure permettant de capter l’ensemble des dimensions de l’engagement pour in fine l’améliorer est devenu un incontournable. Les grandes entreprises ont recours à des surveys annuelles, devenues trop lourdes et considérées comme un point de passage obligatoire. La mesure de l’engagement se doit d’être plus agile, sur des populations réduites, initiées ad hoc et sur des formats plus mobiles. Certaines applications voient actuellement le jour et apportent un vent de fraîcheur à ce « marronnier ».
Mais au fait, de quoi parle-t-on ?
Ce n’est pas si simple car l’engagement est une notion multidimensionnelle et ce à plusieurs titres. L’engagement peut avoir plusieurs terrains d’expression :- L’entreprise : « je m’engage parce que j’aime ma boîte »
- Le manager : « il n’y a que pour lui que j’accepte de me dépasser »
- Le métier exercé : « je m’investis beaucoup parce que j’aime mon métier »
- Les équipes : « je m’épanouis dans le développement des équipes »
- Des facteurs individuels tangibles, tels que ma rémunération, mes perspectives de progression, mon autonomie, mon bien être…
- Des facteurs individuels intangibles, tels que mon adhésion aux valeurs de l’entreprise ou de l’entité, mon sentiment d’appartenance, mon sentiment de reconnaissance…
- Des facteurs collectifs tangibles, tels que l’environnement de travail, la stratégie de l’entreprise, les modes de fonctionnement…
- Des facteurs collectifs intangibles, tels que la culture d’entreprise, la qualité des relations….
1. Non au « prêt-à-mesurer », oui au « sur-mesure »
Si l’on retrouve les mêmes facteurs de l’engagement dans toutes les organisations, il est néanmoins essentiel d’adapter le questionnaire en fonction :- Des objectifs
- Des populations cibles