Transition digitale dans l’agroalimentaire
Le consommateur d’aujourd’hui est une personne connectée : réseaux sociaux, applications, partage d’expérience en ligne… la digitalisation de la société a permis le développement de nouvelles attentes vis-à-vis de l’industrie agroalimentaire.
Une transition poussée par l’évolution du consommateur …
Le consommateur d’aujourd’hui est une personne connectée : réseaux sociaux, applications, partage d’expérience en ligne… la digitalisation de la société a permis le développement de nouvelles attentes vis-à-vis de l’industrie agroalimentaire :- Une volonté de mieux connaitre son alimentation : provenance, composition, caractéristiques nutritionnelles. Autant d’informations que le consommateur recherche aujourd’hui en ligne, comme en témoigne le rapide développement d’OpenFoodfacts, le « Wikipedia » des produits alimentaires, ou l’application Yuka. Les nouvelles technologies prouvent d’autant mieux l’intérêt des consommateurs, avec notamment l’émergence de capteurs alimentaires, tel que le capteur de poche SCIO qui donne la composition des aliments, permettant d’analyser la teneur en glucides, lipides, protéines, et calories des aliments.
- Un besoin de maitriser et de personnaliser son alimentation, car chacun possède ses propres goûts et besoins. Ainsi des offres de produits personnalisés fleurissent en ligne, via des plateformes proposant des produits sans gluten, veggie… Le partage d’avis sur les restaurants ou magasins, désormais ancré dans les habitudes de chacun, démontre aussi ce nouveau besoin de contrôle.
- Une conscience environnementale et sociétale en plein essor, impactant directement l’alimentation. Le consommateur d’aujourd’hui souhaite que ses actions, et notamment son alimentation, participent au développement durable de notre société. Le digital facilite cette prise de conscience et sa concrétisation : on assiste à un fort développement de plateformes de vente adeptes des circuits courts (Le comptoir local, Yes we green…), ou d’applications permettant la réduction du gaspillage alimentaire (Too good togo, zéro-gachis…)
…mais aussi par un secteur très concurrentiel
Mais le besoin de transformation digitale du secteur provient aussi de ses acteurs, et notamment du fort climat concurrentiel qui y règne. De plus en plus d’industriels sont désormais convaincus que la transition digitale est une nécessité pour conserver sa place (ou en prendre une meilleure) dans le monde agroalimentaire de demain. Voici quelques enjeux qui sont aujourd’hui régulièrement cités :- L’innovation agroalimentaire : pour rester compétitif, il est nécessaire de proposer en permanence des nouveautés sur le marché. Pour illustrer son importance, on considère que 50% des produits présents en supermarché n’existaient pas il y a 5 ans et 2 entreprises de l’industrie agroalimentaire sur 3 affirment innover en permanence, d’après l’Association Nationale des Industries Alimentaires. L’innovation ne concerne pas uniquement les produits ou les services, elle doit également être menée au niveau des processus et organisations.
- La distribution multicanale : les changements des modes de consommation et des attentes des consommateurs demandent aujourd’hui aux entreprises de pouvoir distribuer les produits et services suivant différents canaux (points de vente, site internet, plateformes des GAFA…). L’objectif : gagner en flexibilité et s’aligner avec les attentes des consommateurs afin de maximiser les ventes et la rentabilité.
- L’exploitation des données des consommateurs : de multiples opportunités sont à la clé : anticiper de nouveaux besoins, maitriser sa réputation en ligne, comprendre et optimiser la fidélisation des clients, notamment via une offre personnalisée…
- L’expérience salarié : si l’on parle beaucoup d’expérience client, on oublie souvent l’expérience salarié, un atout aujourd’hui peu exploité mais avec une forte incidence pour l’entreprise. En effet, insuffler auprès des collaborateurs une vision et une organisation valorisant la communication et la transparence permet de gagner en productivité, tandis qu’une expérience de travail épanouissante et valorisante se ressentira logiquement dans la qualité de l’expérience client.