Comment organiser sa semaine en mode hybride, entre distance et présence ?
Découvrez comment « Réussir sa rentrée en mode hybride » au travers du savoir-faire de nos équipes Après deux années chahutées, pendant lesquelles nous avons tous appris à fonctionner autrement et notamment en 100% à distance, le « retour au bureau » sera-t-il aussi un « retour au monde d’avant » ? Si l’hybride est là pour durer, rien n’est moins sûr.
Réussir sa rentrée en mode hybride
Imaginez : Dans leur entreprise, Camille et Mehdi peuvent travailler à distance 2 jours par semaine. Camille vient au bureau 3 jours, du lundi au mercredi. Mehdi, lui, vient du mercredi au vendredi. Ils peuvent donc normalement se croiser le mercredi… Mais mercredi dernier, Mehdi avait posé un jour de congé. Ce mercredi, il est malade et préfère ne pas venir contaminer ses collègues. Le suivant, c’est Camille qui a une session de formation en visio toute la journée et prévoit donc de rester chez elle. Hop : en 3 semaines ils ne se sont jamais croisés. Et pour Carine, manager de l’équipe, trouver une date pour rassembler tout le monde, est devenu mission impossible, que cela soit pour un brainstorming ou pour le dîner avant les vacances.Après deux années de travail à distance intensif, on pourrait croire que le mode hybride n’est plus une nouveauté…
Or travail à distance intensif et travail hybride sont bien deux organisations différentes. Nous avons connu le ‘tout bureau’ avant la crise et le ‘tout distance’ pendant ; dans ces deux modes de travail, la triple unité régissant le monde du travail (comme le théâtre classique) n’était pas rompue : tout le monde travaillait (unité d’action) de façon relativement synchronisée (unité de temps) et surtout dans les mêmes conditions ! Paradoxalement peut-être, cette troisième unité de lieu demeurait en effet pendant le ‘télétravail de crise’ que nous avons connu. Certes nous n’étions plus au bureau, mais tout le monde était à distance en même temps : les conditions de travail restaient homogènes à ce titre. C’est en cela que le travail hybride innove : il permet l’alternance entre journées à distance et journées au bureau, sur un rythme individualisé. C’est cette individualisation qui, rompant l’unité de lieu, complexifie l’organisation… introduisant un risque : celui de ne plus se croiser « dans la vraie vie », avec tous les impacts délétères que l’on peut imaginer : réduction de l’attachement à l’entreprise, de l’engagement dans le travail, de la qualité des relations… En mode hybride, l’individualisation, qui est un bénéfice pour beaucoup, peut rapidement céder la place à l’individualisme ! Comment l’éviter en trouvant le point d’équilibre entre besoins collectifs et individuels pour un fonctionnement harmonieux ? C’est ce que nous nous proposons d’explorer ensemble dans le premier article de cette série sur les enjeux du travail hybride.Une nouvelle routine de fin de semaine, le « quart d’heure télescope », à ancrer dans notre quotidien professionnel
En permettant davantage de flexibilité, le mode hybride induit aussi une forme « d’incertitude » par rapport aux mondes connus jusqu’à présent (‘tout bureau’ ou ‘tout distance’) et à leur triple unité. Avec la rupture de l’unité de lieu, il devient nécessaire de développer et d’ancrer une nouvelle routine de fin de semaine pour se projeter sur la semaine suivante, un « quart d’heure télescope », reposant sur deux réflexes : d’abord anticiper l’organisation de sa semaine pour définir où on s’installera quel jour. Ensuite, communiquer cette organisation à ses interlocuteurs (collègues, manager, partenaires, etc.), directement pour ceux qui travaillent au quotidien avec soi ou indirectement pour les autres, par exemple en indiquant les lieux de travail dans son agenda. Selon quels critères organiser sa semaine ? Trois types de besoins sont à prendre en compte : les besoins individuels professionnels ou personnels et les besoins collectifs. Il n’est pas souhaitable d’établir une hiérarchie immuable entre eux, au contraire : si c’est toujours le même qui passe en premier, frustration et tensions sont à la clé. Cette nouvelle routine à prendre doit plutôt se faire dans un état d’esprit de conciliation, en équilibrant au fil de l’eau entre ces différents besoins. Voyons comment réussir ce travail d’acrobate !Organiser sa semaine en fonction de ses besoins individuels PROFESSIONNELS
Certaines activités peuvent être distinguées en fonction du niveau de collaboration d’une part : est-ce que cette activité se fait seul(e) ou à plusieurs ; et du niveau d’attention requis d’autre part : est-ce que cette activité nécessite une certaine concentration, peut-elle être interrompue ? L’enjeu est alors de spécialiser ses temps en fonction de ces paramètres et d’identifier quelles tâches sont plus propices à être réalisées à distance et lesquelles seront plus efficacement menées en présentiel. En effet, l’environnement peut être un facilitateur ou un frein à nos activités. Il n’y a pas de réponse uniforme, les préférences peuvent varier pour réaliser la même activité, mais pour faciliter son organisation on distingue trois grands types d’activité :- Pour se concentrer, on peut choisir de travailler à distance si les conditions sont bonnes (connexion, outils, environnement calme, …) et que cela stimule l’attention. Le bureau peut également être une solution, s’il est calme et ou si l’on peut mettre son casque pour se couper du bruit, ou s’isoler dans des espaces mis à disposition dans les locaux (bibliothèque, bulles, …).
- Pour le travail qui se fait à plusieurs en simultané (prise de décisions, brainstorming, réunion de partage, team building, convivialité, entretiens, …), l’idéal est de se retrouver au bureau dans une salle de réunion. Cela favorise les échanges formels et informels, permet de capter le non verbal, de se concentrer sur l’échange et de développer la créativité (tableau blanc, marcher et parler, …) … Et quand ce n’est pas possible, on sait désormais faire à distance, avec les outils adaptés.
- Enfin, pour toutes les autres « tâches » qui ne nécessitent pas forcément de concentration ou de conditions particulières (traitement de certains emails, tâches administratives, gestion d’agenda, …), elles peuvent se faire depuis n’importe quel lieu.