Et si le Web3 devenait écolo ?
Gagner en efficacité tout en construisant un numérique plus responsable avec le Web3 est l’un des défis majeurs auquel nous sommes engagés pour l’avenir de notre environnement.
Le Web3, un actif numérique décentralisé
« Le Web3, c’est la dernière et troisième génération de l’internet. A l’origine, le Web3 était proposée comme une solution aux problèmes de confidentialité, de centralisation et d’exclusion financière. Le but affiché : rendre à l’internaute son indépendance en favorisant les interactions sociales et l’échange de valeur économique. Comment ? En donnant le moyen aux utilisateurs, de contrôler sans intermédiaire leurs données et le contenu lui étant associé. Et cela, dans l’optique de mieux répartir la valeur générée. A cet égard, les applications émergeantes décentralisées (DApps), entre autres, ont facilité ces interactions de pair à pair désintermédiées. Cette valorisation des actifs répartis dans le monde digital s’appuie sur un système de certification décentralisé : la technologie de la chaîne de blocs, la « blockchain ». Celle-ci peut être augmentée par un environnement virtuel 3D totalement immersif comme les Métavers.Quelle(s) réalité(s) pour la consommation énergétique du Web3 ?
Un Web3 plus vert et plus rentable
Une partie des technologies du Web3 consomment de l’électricité verte. En effet, selon l’étude « 3rd Global Cryptoasset Benchmarking Study » menée par l’université de Cambridge, le minage, principal poste de consommation des cryptomonnaies, est alimenté par 39% d’énergies renouvelables; principalement l’énergie hydroélectrique. Ce choix a d’ailleurs été motivé par la meilleure rentabilité de cette dernière. De plus, si le hardware nécessaire au déploiement du Web3 nécessite l’extraction et la valorisation de terres rares entrainant de significatives émissions, le parc de machines actuelles est à même de faire tourner des services Web3 et la part de machines dédiées exclusivement au Web3 reste infime.La consommation excessive d’électricité : le talon d’Achille des monnaies cryptées
En juillet 2021, une seule transaction en bitcoins nécessitait 1 719,51 kilowattheures (kWh), Cela représente environ 59 jours d’énergie consommée par un ménage américain moyen. À son niveau actuel, le bitcoin consomme 81,51 térawattheures (TWh) par an. C’est l’équivalent de la consommation annuelle d’électricité de l’Autriche et du Venezuela C’est indéniable, le Web3 présente aujourd’hui un bilan trop lourd.Si le Bitcoin était un pays, il se classerait au 39e rang pour la consommation annuelle d’électricité, devant l’Autriche et le Venezuela.